Feist à l’Olympia, elle n’y croit pas…nous non plus. Elle s’est fait attendre, la jolie canadienne.
En première partie, Gonzales (Gonzo) nous entraîne vers la nostalgie des accords mineurs, son piano ouvert, au bord le scène comme pour être encore plus près du public. La scène est sobrissime, quelques musiciens et une artiste, qui illustre de couleurs et de dessins projetés sur un écran en fond de scène, chaque chanson de Feist. L’ange arrive sur scène, sans tambours ni trompette. Juste une petite fille qui a mis les vêtements de sa maman et porte des talons hauts pour une touche plus glamour.
D’une douceur attendrissante qui fait sourire la salle, elle porte une robe légère, il neige dehors, un foulard autour de la taille. Feist ressemble à une apparition sortie des années 60. Gonzales n’est pas loin, leur duo sonne tellement juste. Les morceaux s’enchaînent, on ne voit pas le temps passer. Feist reprend son album, bien sûr, mais elle nous invite à aussi une balade dans son univers et nous offre autant d’inédits que de « tubes », tantôt à la guitare, tantôt au piano. Elle est accessible, elle semble fragile, le public l’aide et l’accompagne, tape des mains et s’attendrit de son français bancale.
Deux heures et trois rappels plus tard, elle disparaît dans la pénombre des coulisses. Reste un arrière goût de mystère et l’envie de renouveler l’expérience.
No comments:
Post a Comment