Après une semaine de reprise du travail, le bilan est très mitigé. Evidemment, il est extrêmement difficile de passer du mode vacances au mode working girl, ça n'est pas une surprise et personne ne dira le contraire. Mais d'année en année, je constate la difficulté de vivre à Paris et la claque que provoque la reprise du fameux rythme métro, boulot, dodo.
Revenir à Paris, reprendre le cycle infernal des trajets en voiture / métro, des rendez-vous de travail, des soirées professionnelles, des moments passés entre amis souvent en coup de vent, me donne l'impression d'être entrée dans une machine à laver, le temps d'un cycle qui durera jusqu'aux prochaines vacances et qui, après l'essorage à 1200 tours min, me laissera sur les rotules, suppliant mon corps et mon esprit de tenir le coup les derniers jours. Alors il faut tâcher d'entrer dans le moule, de prendre le rythme, de trouver le bon équilibre entre le travail et le repos, pour savoir se préserver et faire en sorte que l'année se passe pour le mieux.
Pourtant je pense que la vie ce n'est pas ça. La vie ce n'est pas de s'user au travail, de pleurer de stress, d'attendre le soir dès le matin, d'attendre le week-end dès le lundi. Il y a des moyens pour ne pas se laisser enfermer dans ce système et l'une des solutions est de briser les matrices classiques de travail et d'oser sortir des rails de sa journée. Ainsi quand la régie du Nouvel Observateur organise la première soirée du marché* ma team de collègues n'a pas hésité une seconde. Dans les jardins de Roland Garros, nous avons siroté quelques coupes de champagne et avons dansé sous le cours Susan Lenglen sur des rythmes électro, dans une ambiance enfumée, étourdis par les rencontres mutliples de têtes connues ou non. Le réveil est difficile et le vendredi s'annonce brumeux.
C'est officiel, l'année a démarré.
*marché : terme qui désigne un agrégat d'individus appartenant à un même monde, délimité par une industrie / un secteur / des métiers similaires. Ici le mot désigne le marché de la publicité.
No comments:
Post a Comment