Wednesday, October 24, 2007

Un jour sur terre... ou à Grenelle

Dimanche, dernier, j'ai trouvé cette ambiance hivernale précoce, très propice à une séance de cinéma. J'avais envie de m'installer dans un fauteuil de cinoche, de me mettre au chaud et de regarder un bon film du dimanche, pour enfants ou grands enfants. L'ami qui m'accompagnait et moi avions donc choisi d'aller voir "Un jour sur terre", le film sur les animaux qui peuplent notre belle planète et dont l'affiche montre un ours polaire dans l'eau. J'étais très emballée parce que j'imaginais bien en ressortir des étoiles plein les yeux avec une grosse envie d'aller acheter tous les chiots, chatons, oisillons, furetons, du Quai de la Mégisserie.

bd1a060b7c7b96e56297ccdf2ef9cbb9.jpgLa salle était remplie à 70% par des enfants et les bandes annonces précédants le film ne présentaient que des films d'enfants. J'avais l'impression d'être la veille de Noël et d'être venue voir Les 101 Dalmatiens. Le film, commenté en voix off par Anguun, s'ouvre sur l'image d'un ours polaire, dans l'antarctique, qui sort de plusieurs mois d'hibernation. L'oursonne en question, a deux petits qu'elle nourrit au lait. Elle n'a pas mangé depuis des mois et ne fait plus que la moitié de son poids. Elle doit atteindre la banquise pour tenter de trouver de la viande, de quoi ne pas mourir de faim.

S'en suivent d'autres histoires d'animaux, tout autour de la planète, qui luttent contre l'horrible mère nature et la rudesse des éléments : les élephants dans la savane qui marchent des semaines à la recherche d'une goutte d'eau, les gazelles qui meurent sous les crocs des lionnes, les ours qui meurent noyés à cause de la fonte de la banquise,...le tout sur fond de morale écolo culpabilisante (totalement justifiée). Si ce n'est la beauté incroyable des images et certaines scènes extrêment attendrissantes, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce film... J'ai peut-être le QI émotionnel d'une huître de 3 ans, mais certaines images ont été pour moi d'une violence inouïe.

Parce que NON les animaux à l'état sauvage sont loins d'avoir une vie de rêve, leur vie ressemble plutôt à une lutte infernale contre la mort et la faim.

Parce que OUI la planète est en train de péter les plombs, la banquise fond, l'eau se fait rare, la nature de déchaine détruisant tout sur son passage et nous autres, pauvres petits êtres humains, y pouvons nous vraiment quelque chose ?

Trier ses ordures, marcher au lieu de prendre sa voiture, couper l'eau quand on se brosse les dents, éteindre les lumières,...peut-il simplement nous faire espèrer inverser le process qui est en cours ? N'est ce pas le rôle des gouvernements d'imposer des mesures globales et générales pour significativement sauver ce qu'il nous reste de planète ?

Grenelle n'est-il simplement par qu'une grosse farce, un tour de magie pour nous faire oublier que personne "là-haut" ne se préoccupe vraiment de l'environnement ?

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