Monday, October 8, 2007

Vélib : ça suffit !!

Alors voilà, on essaie le Vélib au mois de juillet, on trouve ça sympa, pratique, écolo, sportif et on l'adopte. On prend sa carte à l'année, on ne quitte plus son casque et à la moindre occasion, on pédale, on pédale, on pédale.

Oui mais voilà, fort de son succès, le fabuleux vélo parisien à carte montre bien vite ses failles. Il devient aujourd'hui épique de trouver un vélo de libre à une borne, notamment dans les quartiers à tendance boboïsante. Il en reste en général une demi-douzaine, tous éclopés, avec au choix : chaine déraillée, pneu crevée, pédale cassée ou selle manquante...

1ee6b2d1973770e64408217dc1ea3f07.jpgMais le soucis ne s'arrête pas là, car quand, après avoir trouvé un vélo digne de ce nom et pédalé jusqu'à votre destination, vous souhaitez le reposer, il est fort probable que vous ne trouvriez pas de place de libre. Trouver un emplacement de libre, le soir, pour votre Vélib, peut se transformer en une aventure fantastique. Vous vous retrouvez tournant de station en station, à faire la queue, attendant qu'un nouveau pédaleur vienne libérer une borne.

Certes, cela permet de nouer de nouveaux contacts car la situation se prête à la conversation : "C'est pas possible ! Toujours pas de place ? Vous attendez depuis longtemps ? On ne pourra pas dire que vous n'avez pas un beau casque !". Mais elle libère parfois aussi les plus bas instincts : "Vous étiez là avant moi ? Désolée je ne vous avais pas vue. Comment ça je vous ai roulé dessus ?"

Voilà, c'était mon coup de gueule du lundi. Tout ce que j'espère c'est que la société qui gère les Vélib entendra les cris des Vélibeux en colère et qu'il fera vite quelque chose avant que les vélos en bon état ne finissent par se négocier au marché noir.

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