Demain est un grand jour, la vie des parisiens va redevenir totalement normale : la grève est terminée. D'un côté, comme tout le monde je ne peux pas m'empêcher de ressentir un grand soulagement car imaginer pouvoir faire mes trajets maison-travail en moins de deux heures est évidemment une source de plaisir. D'un autre côté, je m'interroge sur le fond de cette grève, son issue et ses répercutions.
Pendant toute la durée de la grève, une bonne partie de l'opinion française exhortait le gouvernement a ne pas céder aux syndicats. Mais étaient-ce l'expression d'une majorité excédée par les problèmes liés à la grève ou une opposition sincère aux revendications des grèvistes ? Les syndicats ont-ils perdu tout crédibilité en quelques dizaines d'années de grèves paralysantes ou n'en ont-ils gagné que plus d'estime ? Peut-on se permettre de prendre en otage des millions de travailleurs, ouvriers, employés, cadres, au nom d'une minorité ? La minorité fait-elle partie de la majorité et défendre des régimes spéciaux peut-il faire bouclier à ce qui menace les acquis sociaux en général, quels qu'ils soient ?...
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