Sunday, January 20, 2008

Into the wild

Hier, je suis enfin allée voir Into the wild, le dernier film de Sean Penn.

J'avais lu pas mal de notes sur ce film, écouté beaucoup d'avis du plus négatif au plus dithyrambique. Je ne m'étais, en revanche, pas plongée dans l'histoire et ne savait pas qu'elle était tirée de faits réels.

L'histoire que raconte ce film est à la fois banale et en même temps exceptionnelle. Christopher McCandless est un jeune homme intelligent qui vient d'être diplômé d'une grande école du sud des Etats-Unis. Quelques jours après son diplôme il quitte tout et part vivre une aventure humaine à travers le pays, sans donner de nouvelles à sa famille et en veillant bien à ne laisser aucune trace. Sur sa route, il fait des rencontres rassurantes (un couple de Hippie, un vétéran,...)mais qui ne l'arrêtent en rien dans son prochain de destination : l'Alaska.

69195cabf9f6d83e05b64bff3b1599ae.jpgLe film est plutôt bien réussi : les images sont belles mais pas trop photographiques non plus( volonté de Sean Penn), les acteurs interprètent à merveille des personnalités touchantes et la prestation d'Emile Hirsch est bluffante. La fin du film est à la fois difficile et belle car elle transcende les codes de vie et de pensée que nous connaissons. Sean Penn réussi le pari de nous faire voir l'aventure uniquement à travers les yeux du héros sans en savoir plus que lui sur son environnement ou ce qu'il se passe là où il n'est pas...

Car en se renseignant sur Christopher MacCandless, on apprend que le bus dans lequel il a vécu n'était qu'à quelques kilomètres d'un abri contenant des vivres de secours et à 30km de la route touristique. Certains habitants de l'Alaska ont exprimé leur colère devant cette "affaire", déclarant que le jeune homme avait une volonté suicidaire.

Il est difficile de se mettre dans la peau de Christopher MacCandless, de comprendre comment la souffrance l'a poussé à mettre sa vie en jeu pour un idéal de vie anti-sociétal et ermite. Il est difficile de comprendre comment il a pû mourir effrayé, empli de chagrin mais heureux et en phase avec ses aspirations de vie. Petit bourgeois républicain en mal d'aventure ? Jeune homme déséquilibré et en proie à des bouffés paranoïaques ? Idéaliste aventurier et philosophe ?

J'avoue que j'ai moi-même du mal à y voir clair. Alors je retiens au moins cette phrase, inscrite par Christopher MacCandless dans un de ses livres de chevet et qui sonne comme une révélation lors de ces derniers jours : "Le bonheur ne vaut que s'il est partagé"

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