Saturday, January 5, 2008

La loi de l'emmerdement maximum existe

On à tous déjà vécu au moins une fois, une vraie bonne journée de mer***. Pas la journée classique, stressante et trop chargée, mais une vraie journée qui n'en finit pas de nous apporter son lot de frustration. Parfois même, je pourrais presque imaginer quelqu'un...là-haut, qui me regarde, tire les ficelles de ma petite vie l'espace de quelques heures et qui étouffe de rire à me voir me dépatouiller dans ce marasme d'emmerdes !

Jeudi dernier, j'ai bien cru qu'elle n'en finirait pas...cette journée galère. Après de classiques embouteillages, quelques queues de poisson parisiennes, je suis arrivée sans encombre au bureau...et voici ce qu'il s'est passé :

9h30 : Un café trop fort (mais qui donc avait fait le café ce matin là ?! Si ça se trouve tout est parti de là !), un ordinateur qui peine à démarrer et des mails pénibles, j'ai vite été mise dans le bain. Hélas après une courte et mauvaise nuit, j'étais ce jour là, assez peu résistante au stress.

12h30 : Rendez-vous chez l'esthéticienne..."Le froid soudain sur Paris n'a pas eu un bon effet sur la cire" me précise la gentille brunette qui se charge de l'épilation. "Elle a du mal à fondre et accroche mal le poil". L'expression "il faut souffrir pour être belle a pris tout son sens l'espace de 20 min".

17h00 : Ca y est, c'est décidé, on se fait un cinéma ce soir avec deux collègues. La séance est à 20h10, de l'autre côté de Paris, il faut partir vers 19h pour être sûre d'avoir des places (les poux sont en vacances et c'est un film qui plaît aux enfant que nous avons décidé d'aller voir).

20h10 : Dommage pour la séance, 30 min de retard dans le timing de départ et des embouteillages inexpliqués ont eu raison de notre film. On va tenter le coup quand même, quitte à se garer de façon un peu triviale, comme les vingt autres voitures devant et derrière nous dans la rue.

20h40 : Trop tard, le film est commencé. On va manger un morceau pour patienter jusqu'à la séance de 22h30. Le film est super, nous sortons de la salle sur un petit nuage et j'oublie tous mes soucis de la journée.

00h30 : Je laisse les nanas prendre le métro, je me dirige vers ma voiture, j'arrive dans la rue...qui est complètement déserte. Mis à part le fait que c'en est impressionnant, cela veut surtout dire que ma voiture a été prise par la fourrière (les comptes se font instantanement dans ma tête, sur fond de bruit de caisse enregistreuse : 146€ + 35€ d'amende, finies les soldes pour moi, avant même d'avoir commencé)

00h45 : Je suis dans un bus de nuit quasi vide, en direction de Gambetta, me retenant de chouiner.

1h : Arrivée à Gambetta, il se met à pleuvoir (ben voyons, manquait plus que ça !). Pas un taxi à l'horizon, il fait froid et humide, mais je préfère être mouillée que frigorifiée alors je me plante sur une bouche d'égouts d'où sort un vent chaud qui arrive presque à me redonner le sourire.

1h30 : 8€ et un taxi qui écoute MFM (auuuuuuuu secoursssssssssss !) plus tard, j'arrive chez moi, furieuse et au bord e11fc3d807c00f225fd87a002dcd453e.jpgde la crise de nerf. J'entre dans ma chambre sur le point d'aller me coucher. Un bonne nuit dans un bon lit chaud me remettra d'applomb. Mais mon lit a l'air suspect,...cette saleté de boule de poils a eu la bonne idée de prendre ma couette pour sa litière !! Je suis à deux doigts de la faire passer par la fenêtre.

J+1 - 7h00 : Faute de voiture, j'ai dû me lever une heure plus tôt pour prendre le métro plutôt que le périph fluide du vendredi. J'ai dormi peu et mal. Je me pose des tas de questions métaphysiques et existentielles parmi lesquelles :

"Aurais-je un jour la bonne surprise, en rentrant chez moi un soir, de voir que mon chat, au lieu de faire pipi sur mon lit, a eu la bonne idée de faire la vaisselle et de préparer le dîner ?"

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