Wednesday, April 23, 2008
Friday, April 18, 2008
Thursday, April 17, 2008
J-1 - There it is !
Wednesday, April 16, 2008
J-2 - Meet Paris
Après mes deux premières années d'études, j'ai décidé, comme un prolongement naturel à mon parcours, de venir m'installer à Paris. J'ai poursuivi mes études pendant deux ans, en alternance, un pied à l'école l'autre en entreprise. J'ai appris à vendre et j'ai intégré le monde de la publicité. Les années ont passé, tumultueuses, passionnées, interminables ou furtives. J'ai fait ma place dans mon métier, j'ai grimpé à l'échelle, je suis devenue "Business Woman".

J'ai aimé puis détesté puis ré-aimé Paris, habitant chaque quartier les uns après les autres, explorant les arcanes des métro ou RER ou respirant les fumées de son périph.
Je m'excuse d'avance pour le poncif qui va suivre mais je suis sidérée de voir à quels points on peut faire des erreurs, s'y complaire, se battre pour sauver ce qui n'en vaut pas la peine, en souffrir et réaliser très peu de temps après à quel point on aurait dû prendre un autre chemin. Je suis ébahi de voir comme les erreurs du passé paraissent si évidentes avec le recul. Pourquoi ne peut on pas en prendre conscience au BON moment ? Sans doute parce que vivre c'est ça, c'est sauter le pas, prendre des risques, se tromper ou réussir ?
Certains domaines sont plus simples que d'autres en tout cas et il est bien agréable de se voir progresser avec les années. On finit même par assumer le passé dans ce qu'il a de formateur et de référentiel.
Je serais pas en train de radoter là ? Pfff, je me fais vieille moi !
Monday, April 14, 2008
Message groupé
Un petit message à tous ceux qui passent par là, tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, ceux qui me lisent, laissent des commentaires ou non et ceux que lis aussi...
Je manque cruellement de temps depuis quelques jours car je cours partout mais je vous lis, je ne vous oublie pas et je continue d'apprécier avec délice vos commentaires.
J-4 - Time of your life
Sunday, April 13, 2008
J-5 - Dublin
Après mon bac, ne sachant pas vers quelles études me diriger et ayant très envie de renforcer mes connaissances en anglais, j'ai décidé d'aller passer une année au-pair. Pour des raisons de culture et de raisons pratiques, j'ai choisi l'Irlande et plus précisément Dublin.
J'ai alors découvert que le terme Au-Pair ne décrivait pas une jeune fille qui s'occupe des gentils bambins quelques heures par jour avec le plus grand plaisir du monde, mais qu'il décrivait une jeune fille qui bosse douze heures par jour et dont les tâches quotidiennes sont à base de : baby-sitting, repassage, lessive, nettoyage, rangement, cuisine,...
J'ai vite déchanté et certains moments ont été très difficiles, mais cette année a été formatrice, riche en émotions et en rencontres. J'ai traversé le pays de long en large et en ait apprécié chaque parcelle et chaque habitant.
Je suis rentrée épuisée, frustrée mais fière de moi et j'étais tellement heureuse de retrouver ma vie que j'ai mûri d'un coup.
Et puis qui d'autre sait dire couches culottes, poussette, talc, tétine, éponge, liquide vaisselle, serpillère, lessive,...en anglais ?
Saturday, April 12, 2008
Friday, April 11, 2008
J-7 - Peace, love and individualism !
Ma première fût une année faite de découvertes et d'appartenance au groupe.
La caféteria du lycée était un lieu ouvert à tous, en théorie, squatté par le groupe des lycéens cools et populaires dans les faits. Personne, ne faisant pas partie de la bande, n'aurait osé pénétrer dans ce lieu. D'ailleurs le groupe était reconnaissable à ses vêtements et son attitude : fumant des roulées, le cheveux long, la veste en daim et les clarks au pied, les gens de la "cafet" règnaient sur le lycée comme un big brother invisible, jugeant mais déjanté et rebelle.
Dieu sait pourquoi, j'ai été acceptée dans le groupe, sans doute pour une histoire d'amourette (platonique) avec l'un des leurs.
J'ai appris à être au centre de l'attention sans me sentir regardée, j'ai appris à m'affirmer et je me souviens d'avoir défendu plusieurs fois mon point de vue dans cette cafet, debout sur une chaise, devant plusieurs dizaines de hippies de pacotille, avec applomb, toutes tripes dehors. Au fil des mois, j'ai appris à connaître ces enfants perdus et à me prendre de tendresse pour eux, comme un espion infiltré atteint du syndrôme de Stockolm, car je ne me sentais pas vraiment des leurs. Je n'étais ni une ado rebelle, ni un poète maudit, j'étais juste à la recherche de reconnaissance.
J'ai été cette année là, un caméléon parfait : hippy hype à mes heures perdues, amie fidèle et accessible le reste du temps. Se sentir acceptée par les privilégiés, cela permet de se sentir plus libre...j'ai finalement choisi mon camp l'année suivante.
Thursday, April 10, 2008
J-8 - L'identité
Dans les premières semaines de lycée, lors d'un intercours, j'ai été attirée par le son d'une musique qui venait de la caféteria et je me suis dirigée dans cette direction. Là, un groupe de jeunes garçons, dont un violonniste au cheveux longs et roux, jouaient au milieu d'une foule d'élèves, lumineux, souriants, ébahis, tapant du pied en rythme. Les instruments étaient peu communs car traditionnels, bombarde, biniou, flûte bretonne,...
Je suis entrée dans la pièce pour profiter aussi de la musique. Ce jour là, j'ai entendu cette chanson et ma vie en a été bouleversée...
Wednesday, April 9, 2008
J-9 - L'arc en ciel
Quand je suis entrée en seconde, je savais que cette année serait plutôt agréable car elle serait la dernière sans examen, donc sans enjeux majeurs. En revanche, je ne m'attendais pas à une année aussi Rock'n Roll.
Pour commencer, je me suis retrouvée en Seconde 11 ! Seconde 2 ou 3 à la limite mais Seconde 11 ! Dans le collège dont je venais, l'ordre des classes allait avec les compétences des élèves, voire des profs. Je me suis donc posée pas mal de questions sur le pourquoi des choses.
Le jour de la rentrée, j'ai découvert l'étendue des dégâts : la classe était un melting pot absolu des gens les plus loufoques et les plus barges du lycée. Certes j'étais dans la même classe que deux de mes meilleurs amis, mais les autres étaient plutôt effrayants. L'un d'entre eux faisaient des crises de tétanie avant chaque examen, nous obligeant à le plaquer au sol pour arrêter la crise et les insultes qui lui sortaient de façon incontrolable, l'une d'entre elles toxico et dépressive gobait des acides en cours de bio et m'avait offert un dessin fait avec son sang, un troisième avait le cerveau moisi à force de fumer de l'herbe et j'ai souvenir de cette conversation mythique entre mon meilleur pote et ce jeune homme :
Meilleur pote : alors Mathieu* la cheupé** ?
Mathieu : ouais, je la vois à la récré, il doit me filer un plan shit !
Une blague qui nous fait l'année en fou rires.
Non seulement chaque cours prenait un caractère particulier car il pouvait se passer n'importe quoi au sein de cette classe d'une vingtaine d'elèves mais j'ai le souvenir d'un prof d'histoire, titulaire pour la première année, qui a tout juste réussi à nous faire apprendre un quart du programme dans l'année. Ces cours étaient devenus un enfer pour lui et je suis sûre qu'il n'a plus jamais été le même après nous. En effet, certains de mes camarades passaient l'heure à jouer aux Ninjas au fond de la classe, se battant, sautant dans tous les sens en criant comme des brutes, leurs voix couvrant le bruit de celle du prof qui, excédé, tentait des "Si vous n'allez pas vous asseoir,....je vous préviens,....vous allez voir....!"
Grâce à cette année, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir "fait mes classes" au lycée car étant entourée de rebelles, fouteurs de merde et autres cancres, j'ai pû assumer certains de mes côtés déjantés, me défoulant une bonne fois pour toute tout en m'en tirant parfaitement bien au niveau des notes. J'ai surtout réalisé que ces élèves étaient loin d'être aussi en idiots qu'ils en avaient l'air, deux d'entre eux sont ainsi aujourd'hui d'éminents PHD !
* le prénom a été changé pour conserver l'anonymat du personnage
** la cheupé : expression de jeune voulant dire "la pêche"
Monday, April 7, 2008
J-11 - J'aurais pu devenir chanteuse...
... mais j'ai préféré rester une chanteuse de salle de bain. Je ne comprends pas que l'on puisse rechercher la notoriété et je ne chante pas bien de toute façon. Mais il y a une chanteuse qui m'a vraiment donné l'envie de m'y mettre aussi, dans les recoins de ma chambre. Son album avait un titre qui, vu des années plus tard, sonne comme une sorte de prémonition. Mademoiselle Dana Dawson :
Sunday, April 6, 2008
J-12 - When I was a teenager
Comme tout le monde, j'ai vécu une période adolescente faite d'apprentissage et de doutes mais je n'ai pas fait ce qu'on appelle une crise d'adolescence. Je n'ai pas eu la sensation d'avoir d'interdits forts, ce qui m'a permis de ne pas me sentir obligée de dépasser certaines limites. Cela dépend des personnalités bien évidemment mais si certaines personnes ont un besoin viscéral de faire des expériences plus ou moins intelligentes, j'aspirais plus à une liberté mature.
Je n'étais pas une grande fan d'école mais je m'en suis toujours sortie sans trop d'efforts. J'étais une ado à la fois discrète et timide, mais également extrêmement vivante, active et meneuse. J'étais assez solitaire mais j'avais quelques amis très proches et très fidèles, ce qui me suffisait amplement. J'aimais suivre le mouvement tant qu'il m'apparaissait comme quelque chose de sécurisant mais j'ai toujours sû m'imposer et faire mon chemin en m'affirmant.
J'ai vécu des années très agréables au collège, faites d'insouciance et de loisirs. Ces années là sont sans doute les moins stressantes de la vie scolaire. J'étais une rêveuse romantique et j'ai été amoureuse du même garçon pendant 3 ans. Il m'a fait découvrir Nirvana et le rock en général. Notre relation est restée totalement platonique cependant. Je préférais m'en tenir au rêve. Mes petits copains étaient, eux, plus rares mais bien réels et j'ai aussi commencé à ce moment là, m'entourer de copains plus que de copines. J'étais une fille sensible mais pas très girly et les garçons me faisaient plus rire que les filles !
J'ai de merveilleux souvenirs de fous rires au collège, de bêtises et d'amitiés fortes. J'ai des souvenirs de rencontres parents-profs où les élèves surexcités courent dans les couloirs, d'une prof de math qui nous fichaient à tous une trouille absolue, d'un échange scolaire avec l'allemagne, de l'odeur des pains au chocolat à la récré de 10h, de l'équipe de basket qui faisaient chavirer le coeur des filles, de mes premiers cours de trampoline et de rollers, d'amis que je ne vois plus et d'autres qui sont toujours à mes côtés, j'ai la tête pleine de ces souvenirs qui font de moi ce que je suis aujourd'hui.
Saturday, April 5, 2008
Friday, April 4, 2008
J-14 - L'esprit de famille
Toute petite, j'ai grandi entourée de nature et de musique. Plus tard je suis devenue de plus en plus rêveuse et relativement solitaire. Le fait de grandir dans une fratrie de 3 enfants me permettait d'en prendre le bon et le mauvais : si j'avais besoin de mon frère et de ma soeur pour jouer, ils étaient là. Si au contraire, je ressentais le besoin d'être seule, je le faisais en toute liberté et en toute sécurité, sachant qu'ils seraient là si jamais je désirais être avec eux. J'avais le choix de ma solitude et celui de partager la vie de famille.
Outre la communication, la confiance et l'amour, l'un des piliers familiaux qui m'a le plus nourrie est l'humour. Les fous rires étaient nombreux à l'époque et c'est encore le cas aujourd'hui. Nous partageons bon nombre de Private Jokes qui ne font rire que nous pour des raisons objectives ou non. L'une des dernières rigolades nous a été offerte pas les chansonniers qui officient chaque semaine leur "Chanson du dimanche". Il s'agissait de ce morceau :
Thursday, April 3, 2008
J-15 - Mi-parcours
15 jours se sont déja écoulés depuis que j'ai commencé ce compte à rebours et je me suis retrouvée à cours de souvenirs plus vite que je ne le pensais.
J'ai d'abord écrit sur les choses qui me sont venues le plus naturellement, parmi ce qui a fait mon environnement de petite fille et ces premiers souvenirs me sont venus très vite.
Et puis entre chaque note, j'ai beaucoup repensé à mon enfance, ce qui ne m'était pas arrivé de façon aussi intense depuis un bon moment. Etant de manière générale assez pudique sur ce qui constitue le plus profond de mon être, je n'ai pas jugé utile d'écrire sur ces souvenirs là, ceux qui sont plus émotionnels et affectifs que ludiques. J'ai parlé des musiques que j'ai aimées, des dessins animés et des jeux qui ont accompagnés mon enfance, mais je n'ai pas ressenti l'envie d'entrer dans le détail de tous les autres souvenirs qui ont pu me traverser la tête depuis 15 jours, certains vraiment heureux.
Mais ce retour en arrière a été bénéfique, il m'a permis de prendre du recul et de me donner une image globale de mon enfance. Comme le fait de rassembler ces souvenirs dans un gros dossier sur lequel je noterais "Mon enfance" et que je pourrais consulter chaque fois que je le veux.
La seul chose manquante, à mon sens, est la vision de la petite fille que j'étais, de façon objective, par ceux qui m'ont connue à l'époque. Je me souviens de ma vie, de ma vision de l'époque, des expériences que j'ai vécues. Mais je les ai ressenties de l'intérieur, à travers la peau qui était la mienne. Je me souviens de ce que ces années m'ont inspirées, jour après jour. Mais je ne sais pas ce que les autres ont vu de moi et de l'enfant que j'ai été.
Ce n'est pas très important, en soi, c'est juste une remarque qui m'est venue dans la journée. Les enfants d'aujourd'hui auront des tas de choses pour se souvenir d'eux avec plus de précisions : cent fois plus de photos grâce au numérique, des archives de blogs, de mails, des vidéos biensûr,...
Je poursuis donc mon chemin vers mes 30 ans avec plus de sérénité et moins de symbolisme qu'il y a quinze jours. Je relativise, 30 ans c'est un bel âge et je sais que ce n'est que le début de la prise de recul et de la sagesse, du bonheur aussi j'en suis sûre.
Wednesday, April 2, 2008
Tuesday, April 1, 2008
J-17 - Allô docteur ?
Elle a bercé mon enfance et je l'adore ! Aujourd'hui encore, elle fait totalement partie de la famille sous la forme d'une private joke...
Laissez moi vous présenter...la Noiraude !

